Foire aux questions institutionnelle

Toutes les réponses, avant même les questions.

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L'organisation

AUREC signifie African Unity for Resilience in Cybersecurity, « l'unité africaine pour la résilience en cybersécurité ». C'est une organisation technologique qui met l'expertise et les standards européens de cybersécurité au service des États africains face à la cybercriminalité. Elle porte deux piliers : des outils technologiques souverains, dont E-VOIR PROTECT est la première brique concrète, et, à terme, des infrastructures de formation Tech en Afrique.
Deux ingénieurs en cybersécurité, formés dans la première école privée d'ingénieurs du numérique en France et aujourd'hui en poste dans des environnements exigeants (dont l'administration fiscale ivoirienne). Lauréats du statut SNEE délivré par le MINDEC, membres du réseau PÉPITE CréaJ Île-de-France, sélectionnés parmi +12 000 candidatures à Station F, et appuyés par un réseau institutionnel ivoirien cumulant 35+ ans d'expertise au plus haut niveau. La légitimité technique est doublée d'un ancrage institutionnel réel.
AUREC est ancrée dans l'écosystème européen d'innovation (Paris), avec une mission entièrement tournée vers les États africains. Le modèle est clair : une structure mère en Europe qui porte la technologie et la R&D, des entités locales qui opèrent dans chaque pays sous mandat de l'État. Un pont entre la compétence européenne et la souveraineté numérique du continent, l'une au service de l'autre.
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Le dispositif

C'est une infrastructure souveraine conçue exclusivement pour les institutions gouvernementales : un registre national des terminaux mobiles. Sa mission est d'assurer la sécurité de la population, de lutter contre le recel mobile, le financement du terrorisme, le blanchiment de capitaux et la cybercriminalité. L'application mobile et le site ne sont que la partie visible : le cœur est une infrastructure d'État, opérée en lien étroit avec les autorités, jamais en autonomie.
Pour le citoyen : prouver la propriété de son téléphone, éviter d'acheter sans le savoir un appareil volé, et faire bloquer immédiatement un appareil perdu ou dérobé. Pour le vendeur : sécuriser son stock et ne plus risquer d'acheter des terminaux recelés. Mais l'enjeu dépasse le confort : chaque terminal enregistré rend visible un flux jusqu'ici invisible, et chaque appareil volé rendu inutilisable et invendable assèche les réseaux de recel qui alimentent la petite délinquance comme la criminalité organisée. C'est un outil de sécurité publique autant qu'un service au citoyen.
AUREC est garante du produit et de ses innovations, protégées par des démarches de propriété intellectuelle en cours. La sécurité est intégrée dès la conception (security by design) et non ajoutée après coup. Après signature d'un accord gouvernemental, le développement est confié à des spécialistes reconnus en sécurité applicative, sélectionnés contractuellement. Surtout : l'État peut intégrer ses propres experts au processus de validation, auditer le code et l'architecture, et vérifier lui-même les garanties. La transparence totale envers l'État est un principe non négociable.
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La sécurité, la souveraineté et l'architecture

Les données générées sur le territoire national appartiennent intégralement à l'État concerné. Dans le modèle proposé, AUREC intervient uniquement comme opérateur technique concédé, sous mandat de l'État et sous supervision d'un comité indépendant. L'État garde la main à tout moment, et peut à tout moment reprendre le contrôle de son infrastructure.
Chaque pays dispose de son propre système, entièrement séparé : sa base de données, ses clés de chiffrement et son hébergement, qui peut résider dans le pays, y compris sur les serveurs de l'État. Rien n'est partagé entre deux pays : il n'existe aucun chemin technique par lequel les données d'un pays pourraient rejoindre celles d'un autre. Cette isolation est vérifiable par audit, ce n'est pas une promesse, c'est une propriété de l'architecture.
Trois lignes de défense complémentaires. Chiffrement : les données sont chiffrées avec des clés détenues par l'État, même AUREC ne peut pas les lire. Journal inviolable : chaque action est inscrite dans un registre d'audit infalsifiable, où rien ne peut être effacé ni modifié, et que l'État peut contrôler lui-même. Séparation des pouvoirs : les opérations sensibles (déblocage d'un appareil, changement de propriétaire) ne peuvent être exécutées par un seul administrateur, ce qui neutralise la fraude interne. La sécurité ne repose jamais sur le secret, mais sur l'architecture.
Oui, et par conception. Le cadre légal est établi avec l'État avant tout déploiement, jamais après. S'y ajoutent des garanties concrètes : consentement explicite du citoyen, collecte minimale (uniquement les données utiles à la mission), chiffrement, et supervision par un comité indépendant. C'est l'État qui fixe le cadre selon sa législation et les standards internationaux ; AUREC s'y conforme intégralement et sans exception.
Le projet kenyan a été invalidé précisément parce qu'il a été tenté sans le gouvernement, par voie administrative unilatérale, sans cadre légal ni partenariat d'État structuré. E-VOIR PROTECT fait exactement l'inverse : nous construisons avec les institutions, dans un cadre légal structuré, dès le départ. Là où le Kenya a voulu avancer seul et a échoué, nous comblons ce vide en bâtissant avec l'État. Cet échec est notre meilleure feuille de route sur ce qu'il ne faut pas faire.
Non. L'État détient les données, les clés de chiffrement et le cadre légal, pas AUREC. À tout moment, il peut reprendre l'exploitation de son infrastructure : l'architecture et le code lui sont documentés, les données restent chez lui, rien n'est verrouillé chez un prestataire. La souveraineté n'est pas un slogan : elle est réversible par conception. AUREC opère sous mandat de l'État, elle ne le capture jamais.
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Le fonctionnement et le déploiement

Le blocage réel se fait sur le réseau des opérateurs télécoms, pas seulement dans l'application. Lorsqu'un vol est signalé, le dispositif envoie un ordre de blocage aux opérateurs, qui inscrivent l'appareil sur la liste des terminaux interdits de leur réseau (le registre d'équipement standard, dit EIR). Le téléphone devient alors inutilisable sur le réseau, donc invendable. C'est ce qui casse le modèle économique du vol : un appareil qu'on ne peut plus revendre n'intéresse plus personne.
Le système repose sur un modèle unique, copié dans chaque pays. Une équipe centrale installe et maintient ces copies mais n'accède jamais aux données : elle pilote, elle ne consulte pas. Ajouter un pays, c'est installer une nouvelle copie isolée, rapidement, sans jamais mutualiser les données. Chaque État obtient la même sécurité et la même architecture, mais reste totalement séparé des autres. On avance pays par pays, sans jamais recréer l'ensemble.
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Le modèle et la vision

À ce jour, aucune charge pour l'État. Le dispositif avance sur fonds privés : AUREC finance, développe et opère, pendant que l'État fournit le cadre légal et garde la maîtrise. Aucune ligne budgétaire publique n'est mobilisée à ce stade. Ce socle privé nous a permis de faire la preuve du dispositif sur le terrain ; nous recherchons désormais activement les financements et les partenariats, institutionnels comme privés, qui permettront d'en accélérer et d'en élargir le déploiement, toujours en coordination avec les autorités. Le modèle génère par ailleurs un retour économique concret pour le pays. Les projections détaillées sont partagées en entretien avec les institutions concernées. Échanger avec nos fondateurs
Une analyse approfondie a été menée sur le marché ivoirien, pays d'origine de l'un des cofondateurs. Il réunit toutes les conditions : première économie de l'UEMOA, écosystème mobile money parmi les plus avancés d'Afrique de l'Ouest, institutions de cybersécurité déjà structurées (ANSSI-CI, PLCC), données officielles documentées et crédibles, stabilité institutionnelle solide. Un choix de séquençage stratégique, un premier jalon conçu pour se dupliquer à l'échelle régionale, puis continentale.

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